
Danielle
Jouanna, L'enfant grec au temps de Périclès, Paris, Les
Belles Lettres, 2017.
Cet
ouvrage est intéressant à plus d'un titre. L'on méconnaît souvent
l'éducation et les rites de l'enfant grec aux Ve-IVe siècles avant
notre ère et en plus, cet ouvrage est au coeur d'un des nouveaux
sujets de l'agrégation d'Histoire 2018.
Danielle
Jouanna, agrégée d'histoire et ancienne professeur de classes
prépa, a publié de nombreux ouvrages et manuels sur le monde
hellénistique et elle nous livre ici une étude accessible au grand
public sur l'enfant grec dans l'Athènes de Périclès.
Se
basant tant sur les discours, les pièces de théâtres que sur
l'archéologie, l'auteur fait preuve d'une qualité pédagogique à
toute épreuve. Peut-être un peu trop parfois tant on aimerait
savoir, quand elle contredit une théorie, pourquoi elle ne la trouve
pas convaincante.
Le
plan du livre est simple, même limpide. Elle étudie l'enfant à
travers les différents stades de son enfance, de sa conception à
l'âge adulte (l'éphébie).
A
chaque fois, elle s'appuie sur des sources primaires et sur une
bibliographie que l'on retrouve avec plaisir en fin de volume avec un
index des passages de textes grecs cités et un bref index des
notions.
J'avoue
ne pas être spécialiste de la Grèce ancienne, étant moi-même
moderniste. Mais, intéressé par la famille à l'époque moderne,
j'ai pu voir par exemple, une tradition qui perdure : donner le nom
du grand-père à l'aîné des enfants. Et j'ai pu apprécié le
"dépaysement" de certaines coutumes, notamment lors de la
naissance de l'enfant.
L'ouvrage,
bref mais sérieux, se lit très aisément et s'adresse à toutes et
à tous. Une lecture qui ne peut que vous cultiver et cultiver
l'envie d'en savoir encore davantage sur le monde grec et l'enfant au
temps de Périclès.
Je
ne remercie pas Mme Jouanna car, à cause d'elle, j'ai commandé des
ouvrages de Xénophon pour approfondir le sujet, au grand dam de mon
banquier !

